Le Grand Écart, c’est comme une odyssée.
Un périple de 640km en vélo pour aller enterrer un placenta sur la terre de ses aïeux. Un retour en arrière pour retisser des fils entre l’endroit d’où l’on part et l’endroit où l’on vient.
Entre l’agriculture et la culture, entre le culte du “cyclisme à la papa” et le théâtre populaire de Firmin Gémier, entre le monde du silence et celui de la parole.
C’est le solo d’un équilibriste bringuebalant et fragile en quête de légitimité qui questionne son choix de ne pas avoir “repris” la ferme, qui se demande d’où l’on est réellement, si la culture rend heureux ou encore si l’on est plus évolué quand on va “de l’avant”…
Pour construire ce premier volet, la compagnie est partie des textes écrits par Max Bouvard, le comédien du spectacle. Ces textes racontent le grand écart entre sa culture d’origine et sa culture d’aujourd’hui. Max a passé son enfance dans un petit village du Jura où son père était paysan, il est devenu comédien. Ces récits mettent à jour les incompréhensions qui existent entre son monde de départ et son monde d’arrivée, la difficulté qu’il y a à s’approprier et à se sentir légitime dans une culture qui ne lui a pas été transmise.
Ce spectacle a pour toile de fond ce grand écart culturel, cette bascule d’un mode de vie à l’autre ; cette difficulté qu’il y a à se rendre compréhensible auprès des siens, à sortir des projections que sa famille avait pour lui.
Au travers de ce spectacle, nous voulons raconter les ruptures et les conflits qui se font jour lorsque, comme Max, on devient une sorte de transfuge.
Réservation vivement conseillée !
Dimanche 27 septembre, 16h30 > 18h
À la salle des fêtes
Tarif au choix : 6, 9, 12€ ou plus
Tout public, à partir de 12 ans
Le théâtre est pour elle ce lieu d’échanges, de rencontres, de prise de conscience, un lieu ouvert sur le monde qui nous entoure. Le théâtre est le lieu d’une utopie, celui de la fiction, qui permet à chacun de se réfléchir, de recomposer son monde, de décaler ce qu’il pensait savoir, de s’ouvrir sur une altérité salutaire.
À l’image de Firmin Gémier, la compagnie s’inscrit dans une démarche de théâtre populaire dans le sens où l’entendait ce pionnier. Populaire, c’est s’adresser à tout le peuple, mettre en jeu ce qui le différencie en piochant dans la culture des uns et des autres. Mais au-delà, c’est tenter de faire ressentir l’universel qui est au cœur de chacun.
⁛ Crédits photos : en haut – Diane Leglise
Equipe artistique :
Mise en scène / Réalisation : Jean-Charles Thomas
Jeu et écriture : Max Bouvard
Prise de vue : Mehmet Arikan
Dessins Fresque : Audrey Blanc
Conception vidéo : Lois Drouglazet
A l’écran : Christelle Fillod, Adrien Bavoux, Bernard Bouvard, Jacques Livchine
Partenaires et soutiens :
Ville de Besançon / Conseil général du Doubs / Région Bourgogne Franche Comté
Le Non Lieu (Roubaix, Nord) / Cie Azimuts – le CCOUAC (Ecurey, Meuse)
Le Carroi (Menetou-Salon/Cher) / Théâtre Group-La Vache qui Rue (Moirans en montagne/ Jura)